Le 10 juin 2011 - Par

Fabriquer une piñata pour un anniversaire

Il y a quelques jours semaines (le temps passe trop viiiite !), c’était l’anniversaire du Cadet. Peut-être te souviens-tu des invitations sur le thème Beyblades que j’avais concocté rapidos sur Photoshop ? Ca voulait dire qu’une ribambelle d’enfants de 7 ans allaient se pointer chez nous en force et qu’il me fallait vite trouver des moyens de les occuper.

Le tournoi de Beyblades avec les copains s’imposait, et bien sûr l’ensemble goûter/gâteau/bougies/cadeaux, mais j’avais peur que ça ne soit pas suffisant pour défouler une bande de garçons surexcités.

D’où l’idée de la piñata. Rien de mieux que des bonbons pour calmer des enfants, non ? Ah non. M’enfin au moins ils allaient devoir se défouler pour les avoir, ces bonbons-là. Et franchement, quel garçon de 7 ans n’aime pas l’idée de fracasser une boîte à bonbon à coups de batte de baseball ? C’était parfait.

Sauf qu’une piñata, ça coûte quand même assez cher quand tu penses que l’objectif est de la casser… C’était dit, mon fils et moi allions fabriquer une piñata nous-même.

Après quelques tours sur Google pour un peu d’aide et d’inspiration, j’ai sorti un vieux ballon de baudruche et une pile de magazines et on s’est mis au boulot.

On a commencé par fabriquer de la colle à papier mâché avec de la farine et de l’eau, une part de chaque, de façon à obtenir la consistance d’une pâte à crêpes. Puis on déchiré (et non coupé, contrairement à ce que les ciseaux dans la photo pourrait te laisser croire) des bandes de papier, les avons trempé dans la colle et appliqué sur le ballon.

Toutes dans le même sens c’est mieux, pour que ce soit plus facile de s’y retrouver lors de la 2ème couche.

On a recouvert l’ensemble du ballon, en laissant juste un trou au niveau du noeud. Et on a laissé sécher jusqu’au lendemain.

Le lendemain, rebelote.

Le surlendemain, re-rebelote.

Le sur-surlendemain, pas re-re-rebelote. Trois couches me semblaient assez solide. Il fallait quand même que ça reste cassable. J’ai percé le ballon avec mes ciseaux, puis sorti les morceaux de ballon dégonflé. J’ai ensuite rempli la coque vide avec des bonbons emballés dans du papier ou du plastique (vu qu’ils allaient tomber par terre).

On a percé 2 trous de chaque côté de l’ouverture, toujours avec mes ciseaux, puis inséré une ficelle pour tenir le tout plus tard. Enfin, on a fermé le trou avec une dernière couche de papier mâché.

Et c’est là qu’il a fallu se rendre à l’évidence : c’était hideux.

Et même s’il s’agissait de garçons qui en aurait certainement rien à faire tant qu’ils avaient leurs mains pleines de bonbons, je n’ai pas pu laisser ça comme ça. J’ai dégainé peinture et papier de soie (le même que je récupère des emballages cadeaux à Noël) et je me suis attelée à rendre présentable cette espèce de crotte de nez géante. (Oui, je dis « je » maintenant parce qu’il y a longtemps que mon fils était reparti jouer aux playmobils…)

Un peu de peinture bleue partout. 2 ou 3 couches.

Quelques bandes de papier collées en cercle sous la piñata.

Et voilà le travail !

Bon ok, c’était toujours aussi moche. Mais mon fils et ses copains ne s’en sont pas aperçu. Les yeux bandés (avec l’écharpe rose de la petite soeur, on fait avec ce qu’on a…), ils ont essayé de taper chacun leur tour dans la piñata avec une batte de baseball en plastique.

A un moment la piñata s’est explosée en deux et tout le monde s’est précipité vers les bonbons. (Enfin tout le monde sauf mon grand. A 12 ans, il est trop cool pour se ruer sur les bonbons avec les petits. Tu le vois avec ses bras croisés à essayer de rester cool et digne ?)

Les plus jeunes, eux, n’ont pas eu ce genre de complexe. Il n’y a qu’à voir celui-là qui fait un tour d’honneur avec son butin !

Merci de ton sacrifice, chère Piñata.

Adieu.

Snif.

 

Coût total : 0 € hors bonbons
Temps total : 4 jours
Temps actif : 2 heures

Verdict : Facile et pas cher ! (Mais long et laid… on peut pas tout avoir…)

Anne Delacour Une chronique signée
Blogueuse et coach mariage chez Mademoiselle Dentelle, Anne Delacour est également fan de graphisme et adore bidouiller dans Photoshop à ses heures perdues.